Un chainon -injustement- délaissé de notre monnayage…la 5 DECIMES An 2


Dans notre monnayage moderne, il est des pièces qui suscitent des sentiments et des impressions parfois très tranchés…la convoitise, la surprise et l’étonnement, l’émerveillement ou l’indifférence, voire pire. Si par « moderne », on entend « le Franc » décidé par la Convention Nationale en août 1793, alors il est une pièce qui est sciemment toujours mise de côté. La première monnaie émise dans le système décimal, ne figure dans aucun des ouvrages de cotation et/ou de référence actuels couvrant cette période (le Révolution, le Franc ou le Gadoury).

Le décret du 24 août 1793 portant sur les monnaies, en application de la loi du 1er août (adoption du système décimal pour les poids et mesures), indique que «  la livre numéraire sera divisée en dix parties appelées décimes et chaque décime divisé en dix parties appelées centimes ». Le 18 germinal An 3 (7 avril 1795) la loi instaure le franc comme monnaie : « l’unité des monnaies prendra le nom de franc pour remplacer celui de livre ». La valeur du Franc est définie comme une pièce de cinq grammes en argent au titre de 900/1000e (la référence est donc celle de la valeur de la livre définie en 1726). A cette date, les pièces qui sont prévues pour être frappées vont de la UN CENTIME à la CINQ FRANCS. La pièce de cinq francs sera frappée à partir de l’an 4 (25g d’argent à 900/1000e) et ne sera retirée qu’en 1928 !!! La pièce de UN CENTIME (2g en cuivre à 980/1000e) sera mise en circulation en l’An 6, quand la pièce de « un franc » n’apparaîtra que sous le consulat, en l’an XI (1803).

On date classiquement le point de départ de notre monnayage moderne la date du 28 thermidor An 3 (15 août 1795) , mais les décisions de fabrication et les réalisations sont bien antérieures à la fin de l’An 3. En effet, par son décret du 24 aout [1793…soit deux ans plus tôt], la Convention Nationale a ordonné la fabrication des pièces formées de cuivre et du métal de cloches propres à remplacer celles de deux sous, d’un sol, de six et trois deniers aujourd’hui en circulation. Par un autre décret en date du 3 septembre suivant, la convention nationale ajoute à ces pièces celles de cinq décimes de même matière. Elle voulait offrir dans celles-ci le souvenir éternel de régénération française. Ces mots, datés du 22 nivôse An 2 (11 janvier 1794), sont de la main même d’Augustin Dupré qui sera chargé de réaliser la gravure de ces monnaies.

Ainsi, en septembre 1793, la pièce de 5 DECIMES est officiellement créée en plus de celles de « petite monnaie » déjà ordonnées. Cette pièce est dite « faite en bronze » à la taille de 40 par kg. Le remède (la tolérance) est de ±1 pièce par kg (soit 25‰), ce qui représente une pièce de 25,000±0,625g.

Cette pièce, que Dupré qualifiera lui-même d’assignat métallique, a toutefois une histoire un peu singulière puisque lors de cette séance de la Convention du 12 septembre 1793, les comités réunis, dont celui des assignats et Monnaies, indiquèrent « qu’il y aurait intérêt à perpétuer les principaux évènements de la Révolution en les employant à l’empreinte des monnaies ». Ses débuts et sa réalisation seront assez chaotiques en raison…de l’Histoire.

Une célébration en guise de gravure

Cette pièce de 5 DECIMES porte à l’avers « la Nature assise, faisant jaillir de son sein l’eau de la génération. Le président de la Convention y est représenté offrant une coupe aux envoyés des assemblées primaires. Au dessous sont inscrits les mots 10 août 1793 ». Cette illustration est, selon Hénin (1826), la reprise d’une médaille qui avait été prévue pour célébrer la journée du 10 août 1792, mais qui n’a jamais été frappée (journée qui a été marquée, entre autre par la prise des Tuileries, le massacre des gardes Suisse chargés de la protection de la famille royale et qui consacre dans l’histoire de France, la chute de la monarchie française vieille de plus de 13 siècles). La légende est « REGENERATION FRANÇAISE » et « au bas est exprimé le différent du directeur ». On peut noter que l’inscription à l’exergue sur les pièces, n’est pas celle prévue, mais porte bien la date du 10 août 1793.


Au revers de cette pièce « représente deux branches, l’une de chêne et l’autre d’olivier. Au milieu est exprimé la valeur de la pièce et au dessous l’ère de la République et le différent du graveur. La légende est REPUBLIQUE FRANÇAISE ». La Monnaie de Paris conserve un poinçon de cette couronne, qui comme nous le verrons plus loin, a resservi bien au-delà de l’an 2.


La tranche est marquée, puisqu’il est prévu que « sur la tranche seront gravés en creux, les mots : LIBERTE, EGALITE, INDIVISIBILITE ».

Des débuts compliqués !

Les débuts de cette monnaie ont été compliqués par la période -pour le moins troublée- à laquelle elle apparait. Différents évènements sont venus singulièrement compliquer et retarder sa production. Tout était « prêt » pour que cette production soit en effet, singulièrement difficile (Dupré, 1793).

Au registre des actions qui ont été menées en temps et en heure, les dessins réalisés par Dupré ont été réalisés dès la description arrêtée et ont été présentés moins de deux mois après la décision de la Convention Nationale. En parallèle, le Citoyen Daumy (que l’on retrouvera jusqu’en l’An 8, comme l’un des fournisseurs principaux de flans de cuivre pour l’atelier de Paris) a commencé le travail de fourniture des flans nécessaires à la frappe de cette nouvelle monnaie.

…MAIS… …parce qu’il y a des « mais »…au premier rang desquels on trouve l’absence de matériels pour la réalisation de ce travail. Que restait-il comme matériels à l’atelier de Paris en 1792/1793…difficile à dire. Mais pour la frappe et la réalisation d’une monnaie de cette taille, Dupré indique que pour « obvier à cet inconvénient en disposant le balancier à servir avec les viroles ainsi qu’on l’employait pour les médailles, sauf quelques légers changements. ». C’est ainsi qu’un seul balancier est disponible (celui dévolu à la frappe des médailles), susceptible de frapper une monnaie et en marquant la tranche à l’aide d’une virole (on notera au passage que l’emploi de la virole est déjà en activité en l’an 2 mais réservé aux médailles et très certainement aussi aux écus de 6 livres dont la tranche est marquée en relief). La remise en place et l’adaptation de ce balancier va être compliquée par le fait que l’ouvrier chargé de ce travail est par ailleurs sollicité pour la fabrique d’armes. A cette absence de matériels pour la frappe, il faut ajouter celle des outils élémentaires comme les établis et étaux, limes et ciseaux, forges qui semble-t-il faisaient aussi défaut à l’atelier.

Deuxième problème de taille : celui de la disponibilité des matières premières. Pour forger et graver des poinçons et des coins, il faut des aciers de très bonne qualité, supportant la trempe puis la frappe. De l’avis même du premier utilisateur, le graveur général, les aciers anglais et allemands sont les seuls à avoir toutes les qualités requises. Les manufactures françaises sont incapables de fournir des fers et des aciers purifiés de la qualité fournie par nos voisins. On ne compte plus les tentatives d’escroquerie, avec des aciers forgés en France mais marqués de seaux allemands pour pouvoir être écoulés sur le marché de l’armement ou du monnayage, au prix d’aciers de la meilleure qualité. A cette période, l’industrie de l’armement est privilégiée et le graveur général, demande que le monnayage soit considéré sur un pied d’égalité (même exigences et priorités) avec cette industrie, afin de pouvoir disposer des fers, aciers et charbons nécessaires à la fabrication des outils pour le monnayage.

Pour frapper des monnaies, il faut, après les décisions et décrets pris pour ce faire, un atelier et du matériel, on vient de voir que celui de Paris en était pauvrement pourvu, il faut aussi et surtout des hommes pour faire le travail. Et là encore, force est de constater que les hommes aussi font défaut. C’est ainsi que le 22 nivôse An 2 A. Dupré demande le rappel de trois ouvriers d’importance pour lui, trois hommes se trouvant à l’époque sous les drapeaux : Joseph Adrien Grosoz (sergent des cannoniers du 3e bataillon des gravilliers, en garnison au Havre) ; Jacques Louis Percé (volontaire au 23e bataillon de Paris, 6e compagnie des Lombards en garnison à Péronne) ; Louis Vasselou (caporal du 6e bataillon de la 7e compagnie de germains, brigade du général Bouquet en garnison à Cholet). Ils font ainsi l’objet d’une demande spécifique de Dupré, à l’administration, pour qu’elle intervienne auprès du ministre de la guerre pour qu’ils soient rétablis dans leurs fonctions à l’atelier de gravure. Reconstituer une équipe efficace n’a visiblement pas été simple et a donc pu occasionner des retards supplémentaires.

Un dernier point qui ne devait pas simplifier les prises de décisions. Il semble qu’à cette date, il y ait vacance au niveau de la direction de l’atelier et qu’il faille faire reposer sur les épaules d’une seule et unique personnes (le graveur général), toutes les décisions dépendant de la production des monnaies à Paris. L.A. Röettiers de Montaleau sera rétabli dans ses fonctions dès l’An 4, puis remplacé par C.P. Delespine à partir de l’An 6.

Une pièce ? Un assignat métallique ?...en tout cas une « première » !

Cette monnaie a, semble-t-il, très peu circulé. La majeure partie de celles que l’on trouve aujourd’hui présentent une usure très faible et plus souvent des taches de corrosion que des marques de circulation, même si des contre-exemples existent.


Cette monnaie était probablement d’une valeur soit trop importante pour de la petite monnaie, soit trop basse pour de grosses sommes. Elle n’a semble-t-il jamais convenu et a été émise à une période où toute la petite monnaie était encore exprimée en sols et où un volume important de monnaies de cuivre était ainsi en circulation. On pouvait en effet avoir dans sa bourse pour des dépenses quotidiennes, des pièces de cuivre de 3, 6 et 12 deniers, de ½, 1 et 2 sols, ou d’argent de 15 et 30 sols. Il faudra attendre le décret du 28 thermidor An 3 pour officialiser toute la petite monnaie en « centimes » et « décimes », en même temps qu’étaient prévues les pièces de 1 et 2 Francs, pièces qui ne seront mises en circulation qu’en l’an XI. Cette pièce de 5 DECIMES correspondait ainsi à une somme voisine de 10 sols, qui ne correspondait à aucune monnaie existante.

Il s’agit surtout de notre première monnaie exprimée dans le système décimal. Doit-on y voir une des raisons de son insuccès ?...

Combien ont été faites de ces monnaies ? Mazard (1965) mentionne un courrier du 6 thermidor An 2 dans lequel Dupré fourni un état des carrés, poinçons et matrices détruits pour être remis au commissaire national. Dans ce courrier, il est fait mention de la destruction de 101 carrés des pièces de 5 DECIMES. Il s’agissait donc de pouvoir assurer une production importante pour une circulation assez large.

Le 29 ventôse An 2, soit un peu plus de trois mois plus tôt, Dupré mentionnait en sa possession pour la pièce de 5 décimes, l’état détaillé suivant (Dupré, 1793) :

- Pour les poinçons 11 poinçons de génération dont 7 terminés, 4 ébauchés 15 poinçons de couronne dont 10 terminés, 2 tirés seulement et 3 tirés et ébauchés 14 poinçons de lettres et grenetis 12 matrices de la couronne 9 idem de régénération 2 matrices de lettres.

- Pour les carrés, coussinets et viroles 70 carrés de génération dont 33 terminés et 37 non terminés 63 carrés de couronne dont 41 terminés, 22 non terminés 12 paires de coussinets 16 viroles.

Les demandes de l’administration concernant les fournitures exactes relatives à la production de la pièce de 5 DECIMES étaient donc bien antérieures à la fin de l’an 2 et le règlement qu’en demande Dupré dans le courant de l’An 2 se chiffre déjà à plusieurs dizaines de milliers de livres, 9 000 livres rien que pour les poinçons (Dupré, 1793).

Compte tenu de la date à laquelle Mazard place ce courrier de difformation des coins (6 thermidor An 2), le chiffre de 101 carrés est donc très certainement relatif à des paires de coins. Les coins qui étaient disponibles, auraient donc permis de frapper entre 1,5 et 2 millions de pièces !!! Compte tenu d’une telle production envisagée, difficile, comme le mentionne Hénin, de considérer ces pièces comme un essai (réf. N°608 et 609, Hénin, 1826).

Dewamin (1893) mentionne trois versions de l’avers. Seul l’un d’eux (sous le N°12 Pl. 16) correspond au type. Les deux autres correspondent à des essais uniface dont certains sont aujourd’hui conservés au musée Carnavalet. Différents projets ont en effet été travaillés par Dupré et le musée Carnavalet garde dans ses réserves, les gravures au crayon pour cette pièce, de la main même de Dupré.


Outre sa position, on notera sur ces croquis, un élément relatif à la valeur faciale (qui a été envisagée à l’avers comme au revers) : elle est explicitement indiquée…avec une superbe faute d’orthographe. Mais les libertés avec l’orthographe et les étourderies du genre ne s’arrêtent pas là puisque l’on trouve aussi sur un essai, une absence d’accord : le ‘S’ de DECIMES a été ajouté après avoir fini de graver la ligne directement sur la gravure…tel un écolier qui ne voulait pas laisser une coquille de cette nature sur sa copie.


On peut toutefois se poser la question de cette correction puisque sur un autre exemplaire, avec un ‘S’ ajouté a posteriori, c’est la faciale qui a été (pour le moins) brutalement modifiée, laissant à penser qu’initialement, le projet devait être une 1 DECIME.


Du dessin à la gravure directe : une simplification de la représentation

Entre les croquis au crayon et la taille des poinçons, Dupré s’est heurté à la complexité du dessin à réaliser. La gravure s’est ainsi simplifiée avec la disparition de la végétation (à l’arrière plan) et du vase (à l’arrière du piédestal) et la réduction du nombre de personnes représentées au pied de la statue, modifications que Dupré avait déjà envisagé sur les premiers modèles et poinçons, en témoignent les croquis, les essais et les poinçons qui n’ont pas été détruits et que la Monnaie de Paris autant que le Musée Carnavalet conservent dans leurs réserves.




On pourra noter que le poinçon conservé à la Monnaie de Paris (sous le N°133) diffère de celui conservé au musée Carnavalet (sous le N° CN586), par la présence de la « signature » de son auteur « DUPRE » inscrit à la base du piédestal. Ce poinçon correspond au type définitif.

On trouve dans les fonds conservés au Musée Carnavalet, différents essais uniface en étain qui illustrent la progression et les choix de gravure faits lors du travail de conception de cette pièce (réf. ND1522, NM1524 et NM1529). On peut noter que si plusieurs projets de gravure existent pour l’avers, le revers ne nous est parvenu que dans la version que nous connaissons aujourd’hui. Il reprend la structure adoptée pour différentes monnaies déjà en circulation, de la petite monnaie dite « au faisceau », jusqu’à la pièce de 24 Livres en or, en passant par l’écu de six Livres : un grènetis, la légende, une couronne (chêne ou chêne et olivier) et la faciale au centre. La date se place toutefois dans le champ au centre de la pièce juste sous la valeur faciale.



Des tranches de deux types ?…les deux existent.

Cette monnaie, pour toutes celles et ceux qui en ont déjà observé une de près, connaissent la tranche inscrite en creux « LIBERTE – EGALITE – INDIVISIBILTE ». Toutefois, Hénin (1826) mentionne l’existence de deux types de tranche. La première est celle que nous connaissons tous. La seconde est lisse, sans aucune inscription.


Cette pièce à tranche lisse existe bel et bien. Impossible de dire, ni combien il en a été fait, ni combien il en reste, mais il m’a été donné d’en avoir une sous les yeux au musée Carnavalet et sa tranche est bien exempte de toute inscription.


Un essai transformé

Revenons à cette notion d’essai que propose Hénin et utilisons une métaphore rugbystique pour parler de « transformation d’essai ». En effet, même s’il est difficile de concevoir cette pièce comme un essai en tant que tel, si sa place dans notre monnayage peut/doit être considéré comme tel, alors sa transformation aura été magistrale. Pour vous en apporter la preuve et vous guider un peu…partons de cet essai uniface en étain…la teinte du métal aide un peu plus à la démonstration :
-  Changez DECIMES par FRANCS…ça ne vous dit rien ? à quoi fait alors penser ce revers ?...


-  Sur l’autre face, substituez « la fontaine d’Isis » par le timbre sec de l’assignat de mille livres : un Hercule paré du lion de Némée, tenant sous son bras droit, la Liberté et sous son bras gauche l’Egalité…


…si cette 5 DECIMES peut être considérée comme un essai…alors la transformation de cet essai a donné lieu à la naissance de la 5 FRANCS « UF ». Même module, même masse, même structure…seuls le métal et l’avers changent. Pour le reste, il y a une filiation certaine qu’il est impossible de nier.

Cette 5 DECIMES n’est pas un essai, ni à considérer comme tel. Il existe des essais, datés de l’an 2, qui n’ont pas passé la porte de l’atelier de gravure, frappées seulement à quelques exemplaires, comme les UN CENTIME et 5 CENTIMES (Réf. Hénin N°606 et 607). Les 10 CENTIMES à la massue et au serpent et la 25 CENTIMES (qui servira de base à la 5 CENTIMES petit module) sont datées de l’an 3. Pour mémoire le type définitif de la UN CENTIME ne sera adopté qu’à la toute fin l’an 3, pour une mise en circulation à partir de l’an 6 et la 5 CENTIMES petit module, ne sera mise en circulation qu’en l’an 4. Contrairement à ces pièces dont aucun type définitif n’avait encore été arrêté, la création -tout ce qu’il y a de plus officielle, par décret de la Convention Nationale- de la 5 DECIMES prévoyait une mise en circulation et un emploi au quotidien. Il ne serait que justice de lui rendre sa place : la première pièce de notre monnayage moderne, exprimée dans le système décimal mise en circulation et ce en 1793.

Je ne voudrais pas terminer ce propos, sans avoir remercié MM. Desnier (MdP) et Sarmant (Musée Carnavalet) pour m’avoir permis d’accéder aux fonds conservés dans ces deux établissements.

Sources bibliographiques :
-  Collections du musée Carnavalet et de la Monnaie de Paris.
-  Révolution (1996) Argus des monnaies françaises de la révolution. 1789-1794. Ed. Les Chevaux Légers, Paris.
-  Franc (2011) Le Franc IX. Les Monnaies. Ed. Les Chevaux Légers, Paris.
-  Gadoury (2011) Monnaies françaises. 1789-2011.Ed. V. Gadoury, Monaco.
-  Dupré A. (1793) fond privé. S30-3. Monnaie de Paris, Savigny le Temple.
-  Hénin M. (1826) Histoire numismatique de la révolution française ou description raisonnée des monnaies, médailles et autres monuments numismatiques relatifs aux affaires de la France.
-  Dewamin E. (1893) Cent ans de numismatique française, 1789-1889.
-  Mazard J. (1965) Histoire monétaire et numismatique contemporaine. Vol.1, 1790-1848.

Rédigé par : Xavier Bourbon