Gengembre Philippe

Fonction Artiste-Mécanicien Lieu Paris (Administration)


Né à Houdain (Pas de Calais) le 22 mars 1764, mort à Indret le 19 janvier 1838. De confession protestante, sa sépulture est au cimetière des protestants de Nantes.

Philippe Gengembre fait partie des hommes clés de l’administration des monnaies mise en place suite à la révolution. Entré comme artiste-mécanicien en l’an 4, il sera promu en l’an 11 par Napoléon au titre prestigieux d’Inspecteur Général des Monnaies.
Son parcours avant cette entrée dans l’Administration des Monnaies est quasi romanesque. Gengembre a d’abord été formé par le savant Lavoisier (qui sera décapité à la révolution) : il lui rendra d’ailleurs hommage au travers d’une frappe d’essai. Il serait ensuite devenu espion aux Etats-Unis de 1791 à 1794 afin d’aider les américains contre les anglais ! Rentré sur Paris, il cultive son réseau de relations (notamment franc-maçonniques) et il est pistonné par Berthollet (un des dirigeants de l’Administration des Monnaies). De son parcours à l’Administration des monnaies il apparaît très opportuniste et il traîne d’ailleurs la mauvaise réputation de s’être accaparé les travaux d’autrui (et notamment ceux de Droz). Il n’en demeure pas moins un grand ingénieur. On lui doit notamment pour la période qui nous intéresse ici, l’opération de la modification des 2 Décimes pour les transformer en un décime et la machine pour la fabrication des 1 ct permettant le découpage et la frappe en même temps.
Après la période "Dupré" qui est l’objet de ce site, il mettra au point un nouveau balancier et une frappe en virole pleine. Cela permettra de frapper à Paris les espèces en or et en argent, en virole pleine, à partir de 1803. Procédé qui sera étendu aux ateliers de province que 4 ans plus tard en 1807.

Rédigé par : Philippe Théret